La Fesse, Que C’est Drole

par Carlos Drummond de Andrade

Traduction HMdO

 

Les fesses, cela est bien drole.

Elles rigolent toujours, ne sont point tragiques.

 

Peut importe c’est qui se passe

dévant le corps. Les fesses elles se suffisent.

A-t-il d’autre chose? Peut-être les seins.

Or – murmurent les fesses – c’est pauvres gamins!

Il les faut connaitre d’avantage.

 

Les fesses sont deux lunes jumellées

en rond dandinement. Elles marchent par soi-même

dans une mignone cadence, en miracle

d’être deux en une seul, pleinement.

 

La fesse s’amuse

par soi-même. Et elle aime bien cela.

Au lit se secouent. Montagnes

elles grossent, en descendent. Des ondes tapant

dans une plage infinie.

 

Et s’en vont en souriant, les fesses. Fortunées

dans la caresse d’être et de cajoler.
Des spheres harmoniques sur le chaos.

Les fesses sont les fesses

redondant messe.

 

 

 

 

BONUS   Dans le millieu du chemin

 

Dans le millieu du chemin il y avait un pierre

Il y avait une pierre au millieu du chemin

Il avait une pierre

Au millieu du chemin il y avait un pierre.

 

Je n’oublierais jamais de cette affaire

En la vie des mes retines si crevés.

Jamais moi je n’oublierais qu’au millieu du chemin

Il y avait une pierre

Il y avait une pierre au millieu du chemin

Au millieu du chemin il y avait une pierre.